À La Rochelle, le SST se prépare avant la haute saison

Un samedi de juillet, vers 13 h, dans une cuisine qui donne presque sur le Vieux-Port. Le service tient à un fil, la salle est pleine, et un commis s’effondre près de la plonge. Les saisonniers se figent, quelqu’un crie de prévenir le chef, un autre sort son téléphone sans trop savoir qui appeler. Le SST du midi, lui, est en pause sur le parking. L’hôtellerie-restauration rochelaise connaît ce genre de scène dès que les effectifs gonflent et que les visages changent.

La ville vit à deux vitesses. L’été, les cuisines, les accueils d’hôtel, les locations et les terrasses saturent. L’hiver, le port de commerce, les ateliers, la maintenance nautique aux Minimes et les entrepôts reprennent le premier rôle. Dans les deux saisons, le premier geste reste interne. Les secours publics viendront. Ils mettront le temps de la rue, parfois celui d’un samedi de pointe. En attendant, ce sont les collègues qui tiennent la situation.

Le rythme de la saison et celui de l’atelier

Un employeur charentais-maritime gagne à traiter le sauveteur secouriste du travail comme une organisation annuelle, y compris hors haute saison. Les malaises et les coupures se concentrent souvent sur des équipes jeunes et temporaires. Hors saison, la manutention, le froid et la coactivité des quais font le même travail, avec des équipes plus petites. Un unique SST au siège, absent le week-end, ne couvre pas le service du samedi soir. Un unique SST de restauration, parti en septembre, ne couvre plus l’atelier de novembre.

Human Formation, organisme certifié Qualiopi et habilité INRS, forme uniquement en intra. Le formateur vient dans vos locaux. Les scénarios s’appuient sur vos issues, vos produits, vos moyens d’alerte, le bruit réel de la cuisine ou du quai. C’est dans ce cadre que vos équipes peuvent suivre une formation SST La Rochelle, sur 14 heures et deux jours, à partir de 1 200 € HT, pour un groupe de 4 à 10 personnes.

Le plafond de dix tient à la pratique. Au-delà, plus personne n’est vraiment repris. On a tous connu la salle trop pleine où l’on écoute sans jamais passer. Le formateur doit voir les appuis, la protection de la zone, la clarté de l’alerte. Un salarié qui a tout lu et rien pratiqué se trompe souvent au moment décisif, surtout du côté des mains et de la voix.

Quatorze heures dans vos locaux

L’initiale dure quatorze heures. Deux journées, en général consécutives, restent le rythme le plus lisible. Le formateur peut discuter d’un calage qui ne vide pas une brigade : tôt le matin en restauration, entre deux rotations sur un quai, en semaine creuse pour un hôtel. Un devis part sous 24 heures, au 06 12 95 84 78.

Choisissez des gens qui seront vraiment là aux heures exposées. Sur un site qui emploie beaucoup de CDD l’été, identifiez ceux que vous rappelez chaque année. Ce sont eux, plus que le stagiaire d’un mois, qui porteront le certificat jusqu’au MAC SST. Un équipage d’accueil formé en avril, avant la montée en charge, tient mieux qu’une session improvisée en août. Un responsable qui dit on verra après Pâques décale souvent trop tard. Les deux jours se posent plus facilement en mars, quand les équipes stables sont encore là.

Pensez aussi aux plages hors public. La maintenance hivernale, les ateliers du port et les chambres froides n’attendent pas les vacances scolaires. Répartir les personnes formées entre saison d’été et saison d’hiver évite de tout miser sur des contrats qui s’arrêtent en septembre. Sur un site mixte, cuisine et quai, ou accueil et entrepôt, prévoyez que le groupe circule pour une partie des mises en situation. Un malaise dans le bruit d’un service n’a rien à voir avec une plaie sur un chantier naval.

Le programme enchaîne la protection de la zone, puis l’examen de la victime, l’alerte et les gestes. On y travaille le malaise, l’hémorragie, le traumatisme et l’arrêt cardiaque, jusqu’à ce que l’ordre tienne. L’évaluation vérifie que la personne peut tenir le rôle quand l’exercice est fini. Sur un site du port, prévoyez un espace pour la théorie et, si c’est possible, un accès à l’atelier.

Vingt-quatre mois, puis le MAC SST

Le certificat SST est valable 24 mois. Ensuite, le MAC SST reprend les gestes, actualise ce qui a bougé, et remet le salarié dans le rôle. Sans ce rendez-vous, vous n’avez plus de SST à jour, même si les mêmes visages sont encore dans l’effectif. Deux ans passent vite quand le turnover est élevé. Notez l’échéance dès la session initiale. Relancez six mois avant l’expiration.

Tenez un tableau des dates. Cartographiez vos zones : cuisine, accueil, quai, entrepôt, bureaux. Conservez les attestations, la liste nominative par zone, les consignes d’alerte affichées. Le DUERP et le CSE, s’il existe, doivent pouvoir lire cette carte sans demander trois explications.

Le formateur s’appuie sur vos locaux. Vos saisonniers, s’ils reviennent chaque année, méritent de s’entraîner dans la cuisine, sur les issues qu’ils emprunteront vraiment. Deux jours, un petit groupe, un certificat à 24 mois, puis le recyclage. Vous ne choisirez pas le samedi où la salle sera pleine et la cuisine sous pression. Vous pouvez choisir, dès le printemps, qui saura tenir les minutes qui comptent, jusqu’à l’arrivée des secours.