Personne ne naît assistante maternelle, et encore moins experte de la petite enfance. Ce métier exige un savoir-faire qui s’acquiert, s’entretient, se renouvelle. Les assistantes maternelles, véritables piliers du quotidien des familles, doivent pouvoir se former tout au long de leur carrière. Mais qui avance les frais ? Derrière les portes des crèches familiales et des maisons d’assistantes maternelles, le casse-tête du financement se joue entre organismes, collectivités et professionnelles elles-mêmes. Subventions publiques, aides dédiées à la petite enfance ou dispositifs de formation professionnelle : les solutions sont multiples mais parfois labyrinthiques. Chacun, à son niveau, doit composer avec cette diversité pour que les compétences des assistantes maternelles ne stagnent jamais.
Responsabilités dans le financement des formations pour assistantes maternelles
Plusieurs acteurs se partagent la charge du financement des formations destinées aux assistantes maternelles. Parmi eux, IPERIA occupe une place centrale : cet institut spécialisé dans les métiers de la famille gère les fonds dédiés à la formation de la profession. Grâce à la contribution de la branche professionnelle, il propose un éventail de formations continues, accessibles sans que les assistantes n’aient à avancer la totalité des frais.
Le Compte Personnel de Formation (CPF) élargit encore les possibilités : chaque assistante maternelle cumule des droits tout au long de son parcours, droits qu’elle peut utiliser pour suivre des modules spécifiques ou des formations diplômantes. Ce dispositif offre une forme d’autonomie et de liberté dans le choix des formations.
Autre acteur majeur, le Conseil départemental. C’est lui qui octroie l’agrément indispensable à l’exercice du métier et qui organise la formation initiale obligatoire avant toute prise de poste. Cette première étape, prise en charge par le département, assure à chaque future assistante maternelle les bases indispensables à la sécurité et au bien-être des enfants accueillis.
Quant à l’employeur, le parent employeur dans la grande majorité des cas,, il n’est pas en reste. La convention collective du secteur prévoit sa participation à la formation continue : il peut financer en partie ou en totalité certaines sessions, contribuant ainsi à l’évolution professionnelle de l’assistante maternelle qu’il emploie. Cette implication directe favorise la montée en compétence au fil des années.
Options et modalités de financement des formations pour assistantes maternelles
Pour se former, les assistantes maternelles peuvent activer plusieurs leviers. Outre les opportunités financées par IPERIA et le CPF, il existe des dispositifs adaptés à chaque étape du parcours : de la formation initiale à la spécialisation, en passant par l’obtention du CAP Accompagnant Éducatif Petite Enfance (AEPE), diplôme reconnu qui ouvre la voie à davantage de responsabilités.
La flexibilité s’invite aussi dans la formation grâce au développement du numérique. La formation en ligne séduit de plus en plus de professionnelles, qui peuvent ainsi monter en compétence sans s’éloigner de leur foyer ni bouleverser leur organisation. Cette modalité offre une liberté précieuse pour celles qui jonglent entre accueils d’enfants, vie familiale et volonté de progresser.
Le rôle de l’employeur ne s’arrête pas à la simple gestion administrative. Il s’engage, via la convention collective, à soutenir la formation de l’assistante maternelle. Cela peut se traduire par la prise en charge partielle ou totale des frais liés à certaines formations, mais aussi par une collaboration active pour faciliter l’accès à de nouveaux savoirs. Ce partenariat, s’il fonctionne, garantit la qualité de l’accueil proposé aux familles et la valorisation du métier.
Au bout du compte, le financement des formations d’assistantes maternelles ressemble à un puzzle dont chaque pièce, collectivité, organisme, employeur, professionnelle, a son rôle à jouer. Quand l’équilibre est trouvé, ce sont les enfants et les familles qui en récoltent les fruits, génération après génération.


